Almanach du jardinier de médicinales

Je remercie le magazine Plantes et Santé qui m’a laissé réutiliser le contenu que j’ai écrit pour eux.

Almanach du jardinier


Janvier

  • Pensez à nourrir la terre pour le printemps à venir. Si vous avez identifié un carré ou une bande qui va accueillir de nouvelles plantes, épandez du fumier ou du compost et retournez la terre à l’aide d’une bêche. Rien de tel pour brûler les calories emmagasinées pendant les vacances de Noël !
  • Surveillez les vivaces qui craignent le froid : vérifiez que le paillage que vous avez préparé en novembre et décembre est toujours en place et n’a pas été balayé par le vent.
  • Si la neige s’accumule sur vos plantes, ne l’enlevez pas, et attendez qu’elle fonde toute seule avec le radoucissement des températures. Elle garde la température au sol constante, et est riche en azote.
  • Les médicinales qui ont été hivernées à l’intérieur font souvent grise mine en janvier. Sortez vos pots à l’extérieur les jours de soleil afin de leur faire profiter de ce petit moment de bonheur.
  • Vous pouvez planter les graines qui nécessitent une stratification à froid, comme l’échinacée, le houblon, la verveine, ou la brunelle. Préparez un bac de plantation que vous remplissez de terreau, une caisse en bois ou en plastique tapissée d’un sac est idéale. Humidifiez le terreau à l’aide d’un arrosoir, tassez, étalez les graines, recouvrez-les d’une mince couche de terre, tassez à nouveau. Placez la caisse à l’extérieur, à l’abri des animaux et des intempéries (sous un porche par exemple, recouverte d’un fin grillage). Humidifiez à l’aide d’un vaporisateur si la terre sèche trop. Attendez patiemment l’arrivée du printemps.

Février

  • Février est un mois stratégique, un mois de planification. Vous n’avez plus que quelques semaines devant vous avant les premiers semis de mars !
  • Il est temps de faire les réserves de terreau pour les plantations de mars. Achetez du terreau stérile. Ce terreau a été chauffé afin de détruire les spores, bactéries, larves et autres organismes qui pourraient entraîner une fonte des semis. De plus, le terreau est propre et ne contient pas de graines étrangères. Si vous utilisez la terre du jardin, des dizaines de graines différentes vont germer au printemps, et vous ne saurez plus reconnaître vos plantules.
  • Récupérez les vieilles caisses et cagettes qui vous serviront de bac de plantation. Autant faire du recyclage : tout vieux contenant peut faire l’affaire – une vieille bassine, un vieux tiroir, etc. Le tout est de faire quelques trous à la base pour laisser passer l’eau.
  • Achetez aussi des petites bandelettes spéciales semis, qui vous permettront de marquer le nom de la graine pour chaque semis. Vous pouvez aussi découpez vos propres étiquettes dans une bouteille de lait en plastique, ou dans un pot vide de yaourt ou de crème fraiche. Utilisez un marqueur permanent, ou un stylo bille (faites un test pour vous assurer que l’encre ne parte pas à l’eau).
  • Achetez un bon vaporisateur si vous comptez faire plusieurs semis. J’utilise un vaporisateur à dos de 20 litres qui me permet d’humidifier tous mes bacs en une seule passe. Vous trouverez des vaporisateurs de toute taille en jardinerie. Un conseil – n’achetez pas trop petit.

Mars

  • Certaines graines comme l’échinacée, la brunelle ou le houblon ont besoin de stratification à froid. Mettez un peu de sable tamisé et humidifié (pas trempé) dans un sac ziploc et enfouissez vos graines dedans. Refermez le sac et placez-le au réfrigérateur dans le compartiment à légumes. Sortez-le au bout de 6 semaines (donc en avril), mettez graines et sable dans une passoire assez fine pour garder les graines mais laisser passer le sable tamisé, et faites couler de l’eau par dessus afin de récupérer les graines. Semez immédiatement.
  • Vers la fin du mois, si le risque de gel est écarté dans votre région, commencez vos semis de graines de printemps (bardane, ortie, pavot de Californie, plantain, et bien d’autres).
  • Certaines graines, en particulier celles des fabacées (astragale de chine, réglisse) doivent être scarifiées avant d’être plantées. Frottez délicatement la graine sur une feuille de papier verre à grain fin afin de faire à peine apparaître l’endosperme (partie blanche sous l’enveloppe externe), puis plantez.
  • Utilisez les vieilles caisses et cagettes dont nous avons parlé le mois dernier. Recouvrez-les de plusieurs couches de journal ou de vieux sacs de terreau vides, remplissez-les de terreau et faites vos semis dedans. Rajoutez une bonne poignée de sable par seau de terreau afin de lui donner un meilleur drainage et de réduire les risques de pourriture des graines.
  • L’humidification des semis est la clé de la réussite. Munissez-vous d’un bon vaporisateur et contrôlez vos semis au moins une fois par jour, idéalement deux si vous avez une véranda ou une serre. Ne laissez pas la surface du bac sécher et se craqueler.

Avril

  • Les graines que vous avez semées le mois dernier ont commencé à germer. Si vous avez semé dru, il faut éclaircir vos plants pour ne laisser que les plus forts. Le matériel nécessaire : une pince à épiler, ou un doigté précis. Gardez uniquement le nombre de plants nécessaires pour vos projets, en vous assurant que les plants ne se touchent pas et qu’il y ait une bonne aération entre les plants. Et n’oubliez pas que l’on a tous tendance à trop planter et se laisser plus tard déborder par le travail.
  • Préparez vos bandes ou vos carrés au jardin. Pour faire un travail propre, utilisez un cordeau de jardin. Pour les bandes, disposez votre cordeau en ligne. Pour les carrés, délimitez la zone à l’aide du cordeau puis travaillez à l’intérieur. Si votre terre est pauvre, épandez une bonne couche de compost ou de fumier composté et travaillez le tout à la bêche. Si elle est relativement bonne, épandez le compost et incorporez-le en surface à l’aide d’une griffe, mais ne le retournez pas à la bêche afin de ne pas trop perturber l’écosystème bactérien du sol.
  • Commencez à réfléchir à des moyens de garder les escargots, limaces, et « mauvaises herbes » hors de vos zones de plantation. Je recommande une « zone propre » autour de vos carrés ou bandes, retournée elle aussi afin d’enlever les herbes, ou toujours tondue à ras du sol. J’utilise une débrousailleuse à fil afin de faire ce travail. Si les escargots et limaces sont un problème, vous pouvez épandre de la sciure de bois sur cette zone propre.

Mai

  • Il est temps de semer les plantes qui demandent une germination dans un environnement chaud. Je pense en particulier à la sauge blanche (Salvia apiana) tant convoitée pour purifier un lieu. Cette sauge des contrées arides américaines se sème dans un mélange riche en sable, disons 2 poignées de sable pour 4 poignées de terreau de plantation. Le terreau sèche vite car il draine beaucoup, pensez à humidifier votre bac souvent.
  • Le mois dernier, nous avons éclairci les plantules dans nos bacs de plantation afin de ne garder que les plus fortes. Il est maintenant temps de les passer en godets individuels afin de les laisser fortifier avant de les passer en pleine terre. J’utilise un godet de taille 9x9x9,5 cm dans une première étape, puis occasionnellement un pot de 1 litre dans une deuxième étape si la plante est fragile, ou si je n’ai que peu d’exemplaires et je veux m’assurer de leur vitalité avant de les transplanter.
  • La transplantation en pleine terre est une étape cruciale. Maniez vos plants avec précaution. Arrosez bien vos godets la veille afin que la motte ne s’effrite pas trop, puis plantez à la fraicheur matinale ou en début de soirée. Renversez le godet sur votre main afin de libérer la motte, puis démêlez délicatement les racines qui auraient pu s’entortiller dans le pot. Creusez un trou 2 à 3 fois plus gros que la motte, et incorporez une ou deux poignées de compost dans la terre si vous ne l’avez pas amendée auparavant. Une fois en terre, arrosez bien la plantule afin d’éliminer les poches d’air éventuelles autour des racines.

Juin

  • Si vous n’avez pas encore fabriqué de claies, je vous conseille vivement de le faire, c’est un outil essentiel pour un bon séchage. Fabriquez d’abord la colonne qui va recueillir les claies, constituée d’un cube en bois renforcé par des tasseaux horizontaux sur lesquels les claies vont se reposer tels des tiroirs. Construisez ensuite les claies, faites d’un cadre de bois sur lequel vous avez cloué un morceau de grillage à maille fine (1 à 2 cm) sur le fond. Sur le grillage et à l’intérieur de la claie, agrafez un carré de moustiquaire légèrement plus grand que le cadre. La colonne devrait pouvoir contenir 4 ou 5 de ces claies, espacées de 40 cm. La taille des tiroirs dépend de vos objectifs et de la pièce qui accueillera la colonne.
  • La fin juin est le moment de ramasser le millepertuis. Coupez les sommités sur environ 4 à 5 cm. Laissez-leur perdre la plus grande partie de leur eau sur une grille de séchage, mais ne les laissez pas sécher complètement. La feuille doit avoir l’air très fripée mais pas cassante. Vous pouvez à ce moment là soit faire un macérât alcoolique, 500 ml d’alcool à 45° pour 100 g de sommités (laissez macérer pendant 2 semaines), soit faire un macérât huileux (recouvrez d’huile d’olive et laissez macérer pendant 1 mois dans un bocal recouvert d’un morceau de tissu afin que l’humidité puisse s’échapper).
  • De nombreuses jeunes plantules sont toujours en plein développement, et il est parfois désirable de leur donner un complément d’azote afin de favoriser leur croissance. Le purin d’ortie est une excellente solution, vous en trouverez en jardinerie. Les dilutions recommandées sont en général un demi-litre de purin pour un arrosoir de 10 litres. N’appliquez pas le purin en phase de floraison lorsque la plante est mature.
  • Trouver un bon paillage est critique pour conserver l’eau pendant la saison chaude. Ils sont en général faits de morceaux de bois plus ou moins grossiers. Les grossiers mettront du temps à se dégrader, vous garderez donc le paillage pendant plusieurs saisons. Le désavantage est justement que le bois se dégrade lentement et ne nourrit pas aussi bien la terre. Je favorise personnellement un paillage plus fin qui se décompose plus vite afin de nourrir ma terre pendant l’hiver, les pluies hivernales aidant à la décomposition. Au printemps suivant, je griffe ma terre en surface afin d’incorporer ce paillage décomposé, puis j’étale une nouvelle couche. Notez que de nombreuses déchetteries vertes offrent ces paillages gratuitement aux résidents locaux.

Juillet-Août

  • S’il vous reste des semis de vivaces qui n’ont pas encore germés, elles ne germeront probablement pas cette année. Vous pouvez par contre placer le bac dans un endroit ombragé et l’arroser de temps en temps. Certaines graines peuvent parfois germer au printemps suivant.
  • Si vos étés sont chauds, pensez au paillage pour conserver l’eau. Les paillages grossiers mettront du temps à se dégrader, vous garderez donc le paillage pendant plusieurs saisons. Le désavantage est que le bois se dégrade lentement et ne nourrit pas aussi bien la terre. Le plus fin se décompose plus vite et peut être griffé dans la terre au printemps suivant avant d’en appliquer une nouvelle couche.
  • Sachez que les déchèteries vertes mettent à disposition des particuliers du paillage gratuit. Etalez-le bien sur le sol et faites-le sécher avant de l’appliquer, ceci évitera de propager certains champignons et maladies.
  • Juillet est le moment où l’on récolte de nombreuses médicinales. Et avec toutes ces plantes qui arrivent pêle-mêle et parfois en quantité, il est compliqué de trouver des endroits pour bien les faire sécher. Si vous n’avez pas de claies, pensez au bon vieux séchage en bouquet. Ne faites pas les bouquets trop gros car le cœur ne sèchera pas bien. Dans un grenier ou sous un auvent, plantez deux clous espacés et tirez un fil de fer entre ces deux clous. Accrochez vos bouquets à ce fil de fer tendu pour un bon séchage.
  • Voici une liste de plantes médicinales (non exhaustives) qui se ramassent traditionnellement en juillet : absinthe, achillée millefeuille, aigremoine, alchémille, argentine, basilic, calament, cataire, centaurée, chélidoine, hysope, marjolaine, mauve, mélisse, mélilot, menthe, millepertuis, origan, romarin, rue, sauge, scrofulaire, tanaisie, thym, ulmaire.

Septembre

  • Certaines plantes ont beaucoup donné pendant les mois de juillet et aout. Elles sont parfois épuisées début septembre, avec des parties aériennes qui ont bien triste mine. Une dernière croissance avant l’hiver est encore jouable. Nettoyez les parties fanées, coupez les tiges les plus vieilles. N’hésitez pas à bien élaguer afin que la plante puisse concentrer son énergie sur les dernières pousses. Incorporez quelques poignées de compost autour de la plante et arrosez bien.
  • La récolte des plantes médicinales à racines débute vers la fin du mois de septembre dans certaines régions les plus fraîches. Attendez que les parties aériennes soient quasiment mortes, signe que l’énergie et les constituants de la plante sont repartis vers les racines. Si votre terre est compacte, versez un arrosoir sur la plante la veille de la ramasse afin d’assouplir la terre. Le lendemain, déracinez délicatement la plante avec une fourche bêche. Lorsque possible, prélevez les racines les plus longues, puis idéalement replantez la plante afin qu’elle reparte l’année suivante. Ceci est faisable pour la guimauve, l’échinacée pâle ou pourpre, la réglisse, la grande aunée, la patience crépue et bien d’autres.
  • Pour bien faire sécher les racines, nettoyez-les d’abord à grande eau. Enlevez la terre en les brossant à l’aide d’une brosse à chiendent. Puis coupez les racines en tronçons. Coupez les tronçons les plus gros en deux dans le sens longitudinal afin de bien les faire sécher à l’intérieur. Contrairement aux fleurs et aux feuilles qui sont souvent fragiles, les racines peuvent tolérer un séchage à une température plus élevée, dans une étuve, un déshydrateur, dans une pièce située sous les toits, etc.
  • Pour les racines mucilagineuses comme la racine de guimauve, prenez garde à ce qu’elles ne reprennent pas l’humidité une fois sèches. Pour cela, vous pouvez les stocker dans un bocal hermétique. Assurez-vous que les racines soient bien sèches et cassantes avant de les stocker, sinon elles moisiront dans le bocal.

Octobre

  • Octobre est le mois de récolte de nombreuses racines. Le meilleur outil pour déraciner une plante est la fourche-bêche. Afin de bien sortir la plante sans trop de casse, l’astuce est de verser un arrosoir d’eau ou deux sur la plante la veille afin d’assouplir la terre, et de récolter le lendemain matin. Pour les vivaces comme l’aunée, ne sacrifiez pas la plante. Prélevez une partie des racines, disons un quart, puis replacez la plante en terre.
  • Il est temps de rabattre les vivaces qui ont cessé de produite. Rabattre permet de nettoyer les parties vieilles ou mortes de la plante afin qu’elles repartent mieux au printemps prochain. Ces parties ne sont pas perdues. Vous pouvez les couper au sécateur et les épandre au pied de la plante, l’hiver les décomposera et permettra de nourrir la terre. N’hésitez pas à épandre vos déchets végétaux, herbes et petites branches, qui participeront à l’entretien de l’écosystème de votre terre.
  • C’est avant que le froid s’installe que vous pouvez déplacer certaines vivaces pour leur trouver une exposition plus propice au jardin. Dans mon cas, le problème est systématiquement trop de soleil. Mais dans votre cas, cela peut être l’inverse : trop d’ombre. Si votre vivace ne s’est pas bien développée avec une bonne terre et un arrosage adéquat, c’est qu’elle a besoin d’une autre exposition. A vous de trouver la bonne, souvent en tâtonnant et en faisant quelques erreurs.
  • Vous pouvez effectuer des divisions de racines des vivaces qui s’épuisent vite. L’hysope par exemple a besoin d’une division tous les 2 ou 3 ans ou elle commence à faire beaucoup de bois et peut même périr. Sortez la motte entière, placez-la sur le sol, et à l’aide d’une bêche coupez-là en deux ou en quatre selon la taille. Replantez les divisions séparément.

Novembre

  • En novembre, la récolte des racines se poursuit, en particulier dans les régions où le mois d’octobre peut être relativement doux, comme chez moi en Provence. Il faut toujours attendre que les parties aériennes de la plante soient fanées ou mortes, et ceci demande les premiers passages du froid. Attention de ne pas trop attendre non plus, je me suis parfois fait surprendre avec les premières nuits froides et un sol un peu trop dur le lendemain matin.
  • Novembre est le mois où je mets du propre dans mes stocks de plantes. La nouvelle récolte est bien sèche et stockée dans de grands sacs en papier. J’inspecte la récolte de l’an dernier afin de faire le point. En principe, il faudrait chaque année composter les stocks de l’année précédente. Mais je suis beaucoup plus pragmatique. Je plonge ma tête dans les sacs, je renifle, je mâchouille, j’écrase. Si la plante a toujours bon goût et bonne odeur, pas question de s’en débarrasser ! Je vous conseille de faire de même.
  • Faites aussi un tri régulier dans vos teintures. Elles se conservent pendant des années, mais se dégradent parfois avec le temps. Inspectez en particulier le fond de la bouteille et voyez s’il y a apparition de dépôts. Ceci arrive souvent avec les plantes riches en tannins, en particulier si vous n’avez pas rajouté un peu de glycérine végétale afin de stabiliser les tannins (à raison de 5% à 10% de la solution). Renouvelez les teintures qui se sont précipitées, ainsi que celles qui ont perdu leur couleur originale. N’hésitez pas à goûter, ce qui reste le meilleur test pour évaluer l’état des produits à base de plantes.

Décembre

  • Il est impératif de pailler les plantes sensibles au froid avant les premières gelées. Pour ceci, vous pouvez utiliser les feuilles mortes qui sont tombées de vos arbres. Plutôt que de les composter, placez-en une couche épaisse sur ou autour de la plante. Cette couche se compostera au printemps et nourrira votre plante.
  • Protégez votre compost pour qu’il ne soit pas trop lessivé par les pluies. Elles ont tendance à emporter les éléments nutritifs. Recouvrez-le d’une bâche s’il est exposé aux intempéries.
  • Si vous avez identifié un carré vierge de jardin qui recevra bientôt de nouvelles plantes, vous pouvez commencer à épandre du fumier et à travailler la terre à l’aide d’une bêche. Le passage des pluies hivernales assurera par la suite une bonne intégration des nutriments dans la terre.
  • Si vous avez récupéré les graines de vos plantes pour les semer au printemps, assurez-vous qu’elles ne soient pas à l’humidité, elles pourraient pourrir. Si votre maison est humide, achetez des petits sachets déshydratants (aussi appelés « dessicants ») et placez un sachet dans chaque poche de graines.
  • Décembre est aussi le mois des grandes réflexions pour le jardin de printemps. Asseyez-vous dans un endroit chaud, préparez-vous une bonne infusion, et planifiez sur papier vos futures rocailles, carrés et autres plates-bandes.